12/11/2016

Samedi 3 décembre 2016 : Manifestation contre le chômage et les précarités

Depuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs ont organisé, avec la complicité du patronat, la dérégulation de l’économie et le démantèlement de tous les systèmes de sécurité sociale. Aujourd’hui, près de quatre embauches sur cinq se font sous des formes précaires. De ce fait, la vulnérabilité sociale née du détricotage du salariat, associée au délitement des liens sociaux et à l’effritement de la protection sociale, a donné naissance à la notion de précarité. La précarité est devenue l’horizon obligé des nouvelles générations qui entrent sur le marché du travail.

Le maintien d’un niveau élevé de chômage et l’extension du spectre de la précarité devenant ainsi un puissant outil d’asservissement des salariés et de pression à la baisse des salaires et conditions de travail.

Samedi 3 décembre: Manifestation à Paris des chômeurs

04/11/2016

Election syndicale dans les entreprises de moins de 11 salariés

Cette élection permet d’élire une représentation syndicale pour tou-te-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes ainsi que pour tou-te-s les employé-e-s à domicile du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017.

Elle concerne 4 millions de travailleurs/euses (de l’hôtellerie, de la restauration, du bâtiment, de la culture, du social, du nettoyage, de l’aide aux particuliers, etc.)

Pour nous, bien sûr, cette élection n’est pas une fin en soi. Il appartient à tou-te-s les travailleurs/euses, dans les entreprises de moins de 11 personnes (TPE) comme ailleurs, de se syndiquer et de (re)prendre le chemin des conquêtes sociales par l’action et la lutte collective !

Tract TPE

Élection TPE 2016

14/07/2016

Permanence syndicale fermée le mercredi 24 août 2016

Notre permanence syndicale sera fermée le mercredi 24 août 2016.

26/06/2016

Manifestations interdites, blocage de l'économie !


Jeudi 23 juin, nous avons pu exercer notre droit à manifester : parcours intégralement clos par un dispositif policier hallucinant, manifestant.e.s fouillé.e.s individuellement pour avoir le droit d'aller tourner en rond autour du bassin de l'arsenal, confiscation des foulards, des dosettes de sérum physiologique, du matériel de soin des médics (personnes organisées pour assurer les premiers secours lors des manifestations) et même des banderolles et des drapeaux. Tout a été fait ce jeudi pour humilier les opposant.e.s à la loi travail, qui luttent depuis des mois, et qui subissent pour cela la violence policière autant que la violence politique. Tout a été fait pour faire penser que la violence était le fait des manifestant.e.s.

Non content de refuser d'entendre la majorité qui refuse le projet de société qu'il a élaboré avec le medef, de passer en force à l'assemblée, de blesser, mutiler, poursuivre en justice les manifestant.e.s, le gouvernement a, de fait, interdit la manifestation. Manifester dans ces conditions rappelle les pires régimes : soit on accepte ces conditions, soit on se fait arrêter (une centaines d'arrestations ce jeudi, essentiellement des contrôles d'identité et au moins 2 garde à vues, aux seules fins d'empêcher les gens de manifester).

Comme nous l'avons toujours dit, la violence ne vient pas des manifestant.e.s, elle est subie par elles et eux, violence réelle des gaz, coups de matraques, grenades de désencerclement, FlashBall, et maintenant violence symbolique de cette manifestation qui ressemblait davantage à un tour de manège qu'à une expression démocratique.

Nous rappelons plus que jamais la nécessité d'utiliser les seules armes qui puissent encore faire pression sur l'état et le capitalisme et les faire reculer : la grève, les occupation et le blocage de l'économie. 

La loi travail est une attaque d'une violence inouïe contre les travailleurs. Le mardi 28 juin, c'est par la grève que nous devons nous exprimer, et pas par des mascarades telles que celle qui nous a été imposée le jeudi 23 juin.

Toutes et tous en grève le jeudi 28 juin

15/06/2016

Violences policières contre les cortèges syndicaux et les manifestants


Le droit de manifester directement remis en cause par l'État

Contrairement à ce qui se dit en boucle dans les grands médias, lors de la manifestation du 14 juin contre la loi travail, la violence n'est pas venue des manifestants mais bien de la police, sur ordre du gouvernement.
Une violence policière aveugle, sans précédent, s'est déchaînée tout au long au du parcours de la manifestation. Dès le départ, le cortège de tête, avec des personnes de tous âges et de toute appartenance syndicale, est chargé de toutes parts. Les policiers tapent en priorité sur la tête, provoquant des blessures au crâne. De nombreuses personnes tombent sous les coups. La police n'hésite pas à lancer des grenades de désencerclement directement sur les manifestants, tout en les gazant. Plusieurs personnes tombent, touchées au cou, aux cuisses, entre les jambes. L'une d'elles a été blessée au dos, et se trouve aujourd'hui dans un état grave. En parallèle, un camion à eau fait son entrée et asperge les manifestants. Des lignes de CRS coupent le cortège en plusieurs morceaux et nassent 5000 personnes. 

À 300 mètres de l'arrivée aux Invalides, notre cortège syndical est bloqué par les CRS, nous empêchant d'arriver au bout du parcours. Nous demandons à passer, calmement et sans violence. Notre cortège se fait violemment attaquer et charger par les policiers. Nous prenons des coups, à la tête, au visage, sur les épaules. Les policiers visent le haut du corps avec une violence inouïe. Notre cortège est chargé, gazé, nous recevons directement au visage du gel vomitif et prégnant. Puis les policiers nous lancent en pluie des grenades lacrymogènes dont une a commencé à mettre le feu dans le camion de la CNT.

Alors que le cortège s'est éloigné de la ligne de CRS, au moins une grenade de désencerclement est lancée au pied d'un manifestant qui s'écroule, profondément brûlé à l'entre-jambe. Nous l'évacuons sous les gaz et les tirs de grenade. Notre cortège est ensuite de nouveau violemment chargé et se retrouve scindé en plusieurs morceaux. Nous nous voyons contraints, face à une telle violence, d'arrêter la manifestation. Nos militants sont dispersés sur différentes rues, notre banderole et quelques camarades pris en étau dans une rue adjacente. Il nous faudra une bonne heure pour parvenir à nous regrouper et quitter les lieux. Les cortèges syndicaux qui suivaient ont subi le même sort. 

Nous avons été directement témoins d'une violence policière injustifiée portée directement à l'encontre des syndicats, qui défilaient dans le calme. Les policiers qui nous ont attaqué n'ont respecté aucune règle du prétendu code de déontologie de la police, aucune règle quant à l'utilisation des gaz et des tirs de grenade de désencerclement. Les grenades étaient jetées en l'air, les coups portés à la tête, les gaz directement projetés au visage.
L'objectif du gouvernement est clair : terroriser les manifestants et bloquer la manifestation. Le 15 juin, Manuel Valls demande à la CGT de « ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris ». Une menace directe visant à interdire les manifestations. 

Non content de faire passer une loi qui détruit les droits des travailleurs, le gouvernement, à la botte du patronat, veut empêcher les travailleurs d'exercer leur droit de manifester.
Le Premier ministre souligne l'« absence de contrôle » des syndicats pendant les manifestations.
Nous dénonçons l' « absence de contrôle » de l'État et les violences policières qui se déchaînent sur les manifestants et sur les syndicats. Les « casseurs » ne sont qu'un prétexte pour cet État prétendument « démocratique » de museler le mouvement social par la terreur. 

Attaquer des travailleurs, attaquer des syndicats est un aveu de faiblesse du gouvernement : quand les mots ne suffisent plus pour convaincre, alors on utilise la violence et la répression. 

Nous étions très nombreux lors de cette manifestation, plus d'un million, et la majorité des gens sont contre la loi travail. L'État pointe du doigt les « casseurs » et les syndicalistes pour masquer l'ampleur du mouvement et pour tenter de l'écraser par une violence aveugle.
Mais nous ne lâcherons rien ! Plus que jamais, nous sommes déterminés à combattre la loi travail et son monde ! Nous continuerons d'appeler à la grève, d'appeler aux manifestations et ne nous laisserons en aucun cas intimider !

Retrait de la loi travail ! Grève générale !

23/05/2016

Fin de la manifestation du 17 mai 2016 pour le retrait du projet de loi El Khomry place Denfert-Rochereau

17 mai 2016, place Denfert-Rochereau, Paris
    

    Il est 16h40. 

    Les véhicules de tête de la manifestation étaient ceux de FO.
    
    Ils viennent de quitter la place par le Boulevard Arago.
    
    Il n'y a aucun casseur à proximité, mais, sur la place, des grenades
    fumigènes ont déjà été lancées alors que la totalité du cortège de
    la CGT, qui était après celui de FO, ne l'a pas encore atteinte.

    Des CRS sont disposés de chaque côté de l'entrée du Boulevard Arago.

    À gauche du Boulevard, sur la chaussée, a été placée une grille
    derrière laquelle stationnent, sur deux files, plusieurs véhicules
    de CRS et un groupe de CRS.

    À droite du Boulevard, sur le trottoir sont postés deux groupes de CRS.
     

    La chicane ainsi constituée à l'entrée du Boulevard Arago est franchie
    par les véhicules en tête de la manifestation.

    Nous sommes sur le trottoir droit de ce Boulevard, derrière les deux
    groupes de CRS.
    

    À 16h47, les CRS postés sur le trottoir font mouvement pour tenter
    d'empêcher les véhicules qui suivent de quitter la place.
    
    Ils se heurtent au service d'ordre de la CNT qui, en les repoussant
    et en les contenant le long du trottoir, protège le passage de leur
    véhicule.

    L'intervention du service d'ordre permet aux véhicules du cortège de
    reprendre leur avancée pour quitter la place.
    

    Un petit groupe de cinq CRS quitte alors sa position pour, en
    remontant par le trottoir et en bousculant toutes les personnes qui
    s'y trouvent, se porter en avant et se placer à nouveau et sans
    raison aucune au contact des manifestants. 

    Le service d'ordre de la CNT, en se déplaçant latéralement,
    s'interpose entre ce groupe de CRS et les manifestants qui avancent.

    Un CRS [4A] rejoint alors ces cinq CRS, passe entre eux, se place
    derrière le groupe qu'ils forment et pousse délibérément ses
    collègues contre le cordon formé par les membres du service d'ordre
    de la CNT. 

    Des CRS qui sont de l'autre côté du Boulevard s'en mêlent et, par
    derrière, attaquent à coup de matraque les manifestants et les
    membres du service d'ordre.

    Ces derniers se regroupent en ligne perpendiculairement à l'axe du Boulevard
    et font un instant front aux CRS dispersés.

    Les CRS se retirent du côté gauche du Boulevard entre leurs véhicules.

    Les manifestants et les badauds restés en arrière descendent le
    Boulevard par le trottoir opposé.

    Les CRS bloquent à nouveau l'entrée de la place Denfert-Rochereau.
    
    Derrière eux, la place est à présent noyée dans les gaz.

    Le service d'ordre rompt son rang et part dans la direction prise
    par les véhicules. 

    

    Les véhicules continuent d'avancer dans le Boulevard Arago pour se
    dégager, puis stationnent sur la droite.

    Les manifestants qui ont passé la chicane se disperseront au
    carrefour suivant, sans heurt, comme l'avaient fait ceux qui les
    avaient précédés. 
 
 
 
    Vous pouvez télécharger la vidéo déposée en version compressée sur un
    site de transfert par ce lien jusqu'au 28 mai :

https://www.wetransfer.com/downloads/16d326afaf34e406d04f32e88305605820160521102952/2472d27fca9076047af8370b1e839dc320160521102952/748c0b
 

17/05/2016

Face aux violences policières et aux interdictions de manifester, maintenons l’unité pour le retrait de la loi travail !

Contre le projet de loi travail, la lutte est âpre, et les violences policières sont décomplexées. La Maison du Peuple à Rennes expulsée par le Raid, le quadrillage militaire le lendemain du centre-ville, les interdictions de manifester le 17 mai délivrées à plusieurs dizaines de personnes sont l’illustration flagrante de l’utilisation de l’état d’urgence contre le mouvement social.

Jeudi 12 mai, à Paris, celles et ceux qui ont pu rejoindre les Invalides ont été accueilli-e-s par des militaires. Puis l’ensemble du cortège syndical n’a encore une fois pas pu arriver à son terme pour cause de gazage massif des manifestant-e-s, nassages et tirs à bout portant de Flash-ball et de grenades de désencerclement, causant de nombreux blessé-e-s. Alors que la manifestation tentait de trouver une issue, la route a été coupée par de nouveaux gazages et des tirs de Flash-ball, dont un a atteint à la tête le mandaté SO de la CNT.

À Marseille, la police montait la garde devant le Medef avec des carabines 22 long rifle sur le passage de la manifestation. À Bordeaux, avant le départ de la manifestation, la camionnette de la CNT faisait l’objet d’une perquisition par une vingtaine de policiers de la BAC. À Nantes, deux militants de la CNT ont été interpellés à l’issue de la manifestation et mis en garde à vue près de vingt-quatre heures. Ils seront convoqués au tribunal correctionnel en novembre prochain.

Tous ces faits ont eu lieu quelques semaines après le saccage de la Maison des syndicats CNT à Lille.

Dans le même temps, la préfecture cherche à instrumentaliser les services d’ordre de certains syndicats en leur demandant de prêter renfort à la police pour réprimer les manifestants. Or rappelons qu’un service d’ordre syndical n’a qu’un seul rôle : assurer la sécurité de celles et ceux qui manifestent. 

Il est à noter que même le Comité de l’ONU contre la torture exprime sa préoccupation quant à l’usage « excessif de la force par les fonctionnaires de polices et de gendarmerie ayant, dans certains cas, entraîné des blessures graves ou des décès ». Il s’inquiète également « de ce que l’application de certaines mesures dans le cadre de l’état d’urgence puisse constituer une atteinte aux droits ».

La CNT dénonce le passage en force du gouvernement par le 49.3 ainsi que le prolongement de l’état d’urgence. Nous dénonçons les violences policières et les interdictions de manifester ordonnées par la préfecture de police de Paris.

Ces décisions entérinent une limitation de nos libertés. Elles contribuent à alimenter cette ritournelle médiatique sur les bons et mauvais manifestant-e-s.
Ne cédons pas aux tentatives de division et amplifions le mouvement pour le retrait de la loi travail et la fin de l’état d’urgence !

La CNT appelle à manifester le 17 mai à 14 heures (départ 14 heures, place de l’École militaire), ainsi que le 19 mai (14 heures, place de la Nation).
Le 18 mai, la CNT appelle à reconduire la grève et à manifester avec le collectif Stop état d’urgence, pour le retrait du projet de loi Urvoas (départ 18 heures, place de la République).
Le 21 mai, la CNT appelle à manifester à Lille contre la répression des mouvements sociaux (14h30, place de la Nouvelle-Aventure).

Pour la grève générale reconductible dès le 17 mai !

Retrait de la loi travail !
Fin de l’état d’urgence !

 

Confédération nationale du travail
Union des syndicats de la région parisienne
33, rue des Vignoles, 75020 Paris
Tél. : 06 95 45 67 62
Site : http://www.cnt-f.org
Mail : br.rp@cnt-f.org