30/11/2012

La CNT siffle la prolongation de la manif



La CNT vous invite à prolonger la manifestation sur un parcours déposée entre place de Clichy et Opera. Au cours de cette prolongation, nous entendons braquer les projecteurs sur deux entreprises pour qui précarité est synonyme de profit !

Du fric sur le dos des chômeurs !
Nous commencerons à battre le pavé en direction d’un acteur majeur  « placement privé ». Vous savez une de ces fameuses boites à fric qui ont remportés ces dernières années des appels sur offres du Pole Emploi en vue sous traiter l’accompagnement des chômeurs et précaires. Depuis la fusion, l'externalisation du suivi s'est généralisée. La privatisation rampante du service public de l’emploi progresse. Des boites privées remportent des marchés pour des ateliers ou des prestations bidons et s'engraissent sur le dos des chômeurs et des précaires.  Parmi ces requins, nous retrouvons Altedia créée par Raymond Soubie, conseiller spécial de Sarkozy ! Ce cabinet de   reclassement a remporté le suivi des ouvriers de l'usine Continental. Sur les 1120 licenciés,  250 ont été reclassés. Pour ce carnage, Altedia a touché la modique somme de 6 millions d’euros...


La précarité c’est pas du cinéma !
Nous poursuivrons ensuite notre route en direction des trois cinémas  Gaumont Pathé du quartier de l’Opera. Notre section syndicale CNT implantée dans l’entreprise entend dénoncer et organiser la lutte contre la précarisation de leurs emplois. Malgré des bénéfices record, les cinémas Gaumont Pathé virent les projectionnistes des cabines. On leur propose de partir ou devenir vendeurs de pop-corn. Qui pour surveiller les séances ? Personne, ou plus exactement le spectateur lui-même. Quant au hall, toujours plus de tâches et de moins en moins d’effectifs.  Résultat : pression et stress au travail. La qualité ? Ils s’en foutent !   Ne les laissons pas casser nos métiers pour amasser encore plus de fric. Réagissons !



ORGANISONS-NOUS ! SYNDIQUONS– NOUS ! LUTTONS !

13/11/2012

1er decembre : dans la rue contre le chomage et la precarité !
























Appel unitaire: Chômage, Précarité : tous concernés !

Pour la 10e année consécutive, les chômeurs et précaires feront entendre leur voix dans la rue et manifesteront publiquement samedi 1erdécembre pour dénoncer une situation scandaleuse faite à un nombre croissant de personnes exclues des droits élémentaires que sont un emploi, un revenu, un logement, l'accès aux soins et à la culture…
6 mois après les élections, rien de nouveau sous les nuages de la précarité.
Un coup de pouce dérisoire aux allocations chômage, pas un centime d'euro pour les allocataires du RSA et de l'ASS, un manque d'emplois de plus en plus terrible et une pression de Pôle Emploi de plus en plus forte, voilà le changement dans la continuité que vivent quotidiennement chômeurs et précaires.
Par ailleurs, les chômeurs et les précaires exigent des réponses à leurs besoins immédiats et à leurs légitimes revendications. Ils affirment aussi qu'une véritable politique de l'emploi et des revenus est possible grâce à une répartition équitable des richesses. Ils rappellent leurs principales revendications:
  • Un emploi stable pour tous, librement choisi et permettant de vivre décemment.
  • Une indemnisation décente de toutes les formes de chômage et la revalorisation des différents revenus des chômeurs et précaires
  • Une meilleure répartition du travail par le respect des 35 heures et par une nouvelle réduction du temps de travail.
  • Davantage de moyens pour que les chômeurs accèdent à de vraies formations, et librement choisies.
  • Une retraite décente pour tous à 60 ans y compris pour les chômeurs non indemnisés et les allocataires du RSA.
  • Une réforme de Pôle emploi : plus de moyens pour accompagner les chômeurs vers l'emploi, une séparation claire des deux fonctions principales: « indemnisation » et « accompagnement vers l'emploi »
  • L'arrêt immédiat des radiations-sanctions !
  • La revalorisation de l'allocation exceptionnelle de fin d'année (dite « prime de Noël ») à 500 euros, pour tous.
Le chômage et ses conséquences concernent l'ensemble de la société, nous appelons tous les chômeurs, précaires, salariés, retraités et tous les citoyens à nous rejoindre pour manifester avec nous!

A l'appel de : Apeis, AC!, MNCP, CGT Chomeurs,  APNEE, ATTAC, CIP-IDF, DAL, Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de développement des Services Publics, Démocratie Réelle Maintenant, Fondation Copernic, Marche Mondiale des Femmes, Marches Européennes, Réseau Français pour une revenu de base inconditionnel, Solidaires, Sud Education, Sud Culture, Sud Travail, SNUTEFI, FSU, CNT-Union Régional Parisienne, CNT-Syndicat des Travailleurs et Précaires 77, Union Locale CNT Chelles & MLV, les Alternatifs, FASE, Gauche Unitaire, Parti de Gauche, PCF…

11/11/2012

Bulletin On A Faim N°4 - novembre 2012

On a faim n°4 / novembre 2012


> Pôle Emploi : le contrôle social s’accélère !
> L'État : 1er employeur de précaires
> La précarité dans le privé c'est pas du cinéma
> Chômeurs toi aussi tu peux voter aux élections TPE
> Pour les sans papiers la galère continue

en téléchargement (format A3) ici :

10/11/2012

OAF n°4 : Pôle emploi, le controle social s'accélere



Chaque année, Pôle Emploi procède à prés de 500 000 radiations. Lorsque le couperet tombe l'allocation chômage est suspendue pour une durée de 2 mois. Durant cette période, l'identifiant 147852 P radié pour s'être présenté 7 mn en retard à son RDV devra se démerder pour continuer à vivre, se loger, s'alimenter, payer ses factures et ne parlons même pas de l'accès aux loisirs. 

Pour Pôle emploi, l'identifiant 147852 P n'est qu'un chiffre, une statistique parmi tant d'autres permettant aux agents de déshumaniser les situations et d'appliquer à la lettre des directives visant à contrôler et punir les classes populaires privées d'emploi. 

Submergés par le nombre d'inscrits au chômage, les agents sont invités à gérer un « portefeuille » de demandeurs d'emploi. L'identifiant 147852 P n'est alors plus considéré comme un usager mais comme un client ayant tendance à se multiplier... Ces « portefeuilles » plafonnent en moyenne à 200 chômeurs par conseiller et peuvent atteindre des pics à 350 dans le 93 !

Une fois sa peine terminée, l'identifiant 147852 P peut de nouveau être considéré comme une ressource financière. En  effet, dès sa réinscription,  l'identifiant 147852 P s'est vu proposer de manière unilatérale un suivi par une boite privée. Entre les radiations et le suivi externalisé tous les moyens sont bons pour diminuer les portefeuilles! Or, depuis la fusion, l'externalisation du suivi s'est généralisée. La privatisation rampante du service public de l’emploi progresse. Des boites privées remportent des marchés pour des ateliers ou des prestations bidons et s'engraissent sur le dos des chômeurs et des précaires.  Parmi ces requins, nous retrouvons par exemple Altedia créée par Raymond Soubie, conseiller spécial de Sarkozy !! Ce cabinet de reclassement a remporté le suivi des ouvriers de l'usine Continental. Sur les 1120 licenciés,  250 ont été reclassés. Pour ce carnage, Altedia a touché la modique somme de 6 millions d’euros.

Entre les privatisations, la dématérialisation des échanges via internet et le 3949, le service s'est considérablement dégradé, les conflits entre l'administration et ses « clients » se sont multipliés. Seul  aspect positif, le suivi mensuel personnalisé (SMP) mis en place pour fliquer les chômeurs s'écroule sous son poids et est aujourd'hui officiellement mort sur le champ de bataille du contrôle social. 

Pour maintenir un semblant de service, et trouver de nouvelles armes de flicages,  Police Emploi vient de nous pondre un nouveau plan stratégique. Ce plan comporte 2 mesures emblématiques : un accompagnement différencié selon les profils suivant leurs degrés d'éloignement de l'emploi et la création  d'équipes de contrôleurs pouvant aller jusqu’à contrôler un demandeur d’emploi chez lui et même tracer ses connexions internet !

Pour résister, nous devons nous regrouper. Nous menons une action contre le contrôle social des chômeurs en proposant un cadre d’informations juridiques et d’actions collectives pour « stopper les radiations » du Pôle Emploi. Qu’est ce qu’on y gagne ? Beaucoup de bons moments et du contrôle social en moins, parce que l'identifiant 147852 P qui ramène vingt accompagnateurs quand son conseiller à l'emploi ou son travailleur social le fait chier a de grandes chances qu’on lui foute la paix quelques temps, même en cette période de pressions accrues. N'hésitez pas à contacter la CNT ou à passer directement à l’une de nos permanences syndicales.

09/11/2012

OAF n°4 : L'Etat 1er employeur de précaires



L’Etat est aujourd’hui le premier employeur de personnels précaires ; temps partiel imposé,  emplois aidés-CAE, vacations, recours aux CDD se multiplient. On estime à près d’un million le contingent de précaires au sein de la fonction publique : 14% des agents de la fonction publique hospitalière ne sont pas titulaires, cette proportion atteint 21% dans la fonction publique d’Etat principalement dévolue aux domaines de l’Education et la Recherche, de la Culture, de la jeunesse et des sports, tandis que l’on compte près de 30% d’agents non-titulaires et de contrats aidés dans la fonction publique territoriale. Pour l’Etat et les administrations, ces postes ne sont pas destinés à être pérennisés mais à renouer avec une activité professionnelle ou à combler un besoin ponctuel de l’administration. Concrètement le recours aux emplois précaires et aidés aboutit par définition à une impasse professionnelle pour les agents concernés : revenus aléatoires et inférieurs à la norme du privé comme du public, non-reconnaissance de l’expérience, de la technicité de l’emploi, perspective d’avancement inexistante, insécurité de l’emploi et retour à la case chômage pour beaucoup d’entre eux après quelques mois de bons et loyaux services !  Ce qui ne représente pour l’Etat qu’une variable d’ajustement a un coup humain : les personnels non-titulaires (en majorité des femmes  60%) souffrent d’insécurité économique, sociale et personnelle (comment obtenir un prêt immobilier dans ces conditions ? Comment réunir toutes les garanties pour louer un appartement ?), et sont les jouets de la flexibilité. Il faut ajouter à cela que peu d’organisations syndicales se mobilisent réellement pour porter leurs revendications. De CES en emplois-jeunes, de CAE en contrats d’avenir, les mesures prises par les gouvernements successifs ne sont que des caches misères qui installent sciemment près d’un million de travailleurs dans la précarité en essayant de masquer l’évidence : il faut embaucher dans la fonction publique ! Ces emplois occupés par des précaires sont en réalité indispensables au fonctionnement des services dans lesquels ils interviennent. Il est illusoire de penser que si la population française augmente constamment, ses besoins en termes de service public vont en s’amenuisant, la situation dramatique des hôpitaux et de l’école en témoignent. 

Vacataires, contractuels, CAE et demain Contrat d'Avenir, rejoignez nous et battons nous pour la titularisation de les précaires sans conditions de nationalité ou de diplôme !


08/11/2012

OAF n°4 : La précarité dans le privé, c'est pas du cinema !



Ni Science Fiction, ni comédie dramatique, la précarité dans le privé c’est pas du cinéma mais une réalité bien ancrée. Faut dire que lorsque les patrons se prennent pour des scénaristes d’Hollywood, leur imagination pour nous en mettre plein la gueule déborde. Les effets spéciaux destinés à nous plonger dans le monde merveilleux du précariat rivalisent avec leurs homologues américains. L’oscar de l’exploitation est particulièrement disputé cette année. Allez présentation des nominés !
Commençons par l’industrie du bâtiment : recours au travail non déclaré, embauche de sans papiers pour abaisser le coût du travail, mépris des règles de sécurité se traduisant par des accidents du travail. En plus de t’exploiter le patronat du BTP te mutile ou t’assassine. Du lourd en terme de challenger !
Un autre prétendant ayant également toutes ses chances de victoire : le secteur de la propreté. En externalisant les activités de nettoyage, le patronat a trouvé une arme redoutable permettant de niveler les conditions salariales par le bas et de diviser les salariés exerçant pourtant sur le même lieu de travail. Les temps partiels imposés sur des horaires éclatés entre l’aube et le crépuscule sont la norme. Les femmes étant naturellement les premières concernées !
N’oublions pas le secteur des transports et de la logistique. Le recours à l’intérim est désormais la norme. Pour obtenir un CDI, le parcours du combattant peut durer plusieurs années. Les missions plus ou moins longues s’enchaînent, la promesse de l’emploi durable agitée telle une carotte destinée à augmenter ta productivité. Mais lorsque l’activité économique ralentit, finie la prime de précarité, terminées les claques dans le dos du boss accompagnées des « t’es un bon toi! », plus de missions, plus de boulot et retour au chomdu !
Allez on pourrait s’attarder sur l’industrie du spectacle et ses intermittents, sur l’industrie des médias et ses pigistes, sur l’hôtellerie/restauration et ses heures supplémentaires jamais payées ou sur la grande distribution et ses CDD illégaux mais nous manquons cruellement de place !

Quoi qu’il en soit, la prochaine cérémonie des Oscar de l’exploitation promet un beau spectacle, à moins que nous qui travaillons, nous qui engraissons ces profiteurs, décidions de nous organiser et de nous battre tous ensemble classe contre classe !


07/11/2012

OAF n°4 : Sans Papiers la galère continue



Le rétrécissement du droit au séjour est, parfaitement lisible dans les politiques migratoires mises en places par les différents gouvernements, dont le discours assumé du « chiffre » en matière de reconduites à la frontière a marginalisé la revendication de régularisation de tous les sans-papiers.
Ce durcissement va de pair avec une  restructuration de l’appareil économique, qui induit les            délocalisations et produit des vagues de  licenciements dans l’industrie : De premiers  sacrifiés, les immigrés deviennent rapidement les premiers précaires à pâtir de la réintroduction, dans des secteurs (Bâtiment, Restauration et services) qui restent rétifs à l’automatisation et/ou la délocalisation, de pratiques déstructurantes de gestion de la masse salariale. Une politique d'utilitarisme migratoire est alors parfaitement adaptée à une volonté délibérée du capitalisme à accroître fortement ses profits, et donc les inégalités.
Ceux qui prennent le temps d’analyser l’évolution du droit au séjour, constatent que la distribution mesurée de cartes de séjour « salarié »  s’accompagne de difficultés croissantes pour obtenir ou renouveler une carte « vie privée et familiale », et que pour la délivrance de cette dernière il devient fréquent que les préfectures  demander aux intéressés  un contrat de travail. L'objectif de faire diminuer la part de l'immigration « familiale» au profit de l'immigration « de travail » pourra ainsi paraître rempli, sans que la réalité sociologique de l'immigration ait bougé.
La solidarité syndicale est plus que tout  nécessaire afin de soulager ceux que la précarité touche le plus.

06/11/2012

OAF n°4 : Elections TPE



Si au 31 décembre 2011, tu étais salarié d’une entreprise de moins de 11 personnes ou employé à domicile, tu peux comme 4.5 millions d’autres salariés choisir une organisation syndicale pour te représenter. Une occasion pour toi en choisissant un syndicat combatif. Nos patrons, eux, sont  représentés et organisés (Medef, CGPME, UPA, etc.) Pourquoi pas nous?
Face à la mise en concurrence et à l’isolement, opposons nos valeurs de solidarité et de fraternité !
Tu peux voter, par correspondance ou par internet du 28 novembre au 11 décembre 2012, mais plutôt que de voter seul devant ton ordinateur, la CNT te propose de la rejoindre le 8 décembre prochain dans le bureau de « vote festif et combatif » qu’elle ouvre entre 13 heures et 19 heures dans ses locaux du 33, rue des Vignoles (75020 Paris).
Une occasion pour :
·  13h: rencontrer les différents syndicats CNT
• 15h: assister au ciné-club enfants (2/6 ans)  et goûter costumé du Syndicat du bâtiment
  17h: participer à une scène ouverte
• et bien évidemment voter !
Ne pas oublier, de se munir, pour voter, des codes d’accès reçus du ministère…

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